26/01/2017

Comment mener la dolce vita lorsqu’on est couvert de dettes ? Suivez la méthode Eric Arnoux

Officiellement Eric Arnoux est promoteur immobilier. C’est l’objet de sa carte de visite, mais en réalité, ce Monsieur est seulement l’initiateur de projets destinés à ne jamais voir le jour. En clair, on pourrait dire qu’il est un promoteur virtuel.

Il crée des entreprises, dont la plupart sont des coquilles vides, il n’a rien inventé, ils sont nombreux à exploiter toutes les combines de la finance débridée.

Ses projets lui permettent d’emprunter de l’argent aux banques ou de faire payer des investisseurs crédules qui rêvent d’un chalet en montagne ou de rendements excessifs. Puis lorsqu’Eric Arnoux commence à sentir les gros nuages noirs arriver, il déclare sa société en faillite.

Là encore, il ne fait preuve d’aucune imagination, le procédé est classique. De faillite en faillite, le voici à la tête d’une montagne de dettes : 30 millions de francs suisses. Et alors ? Le proverbe ne dit-il pas qu’on ne prête qu’aux riches…  

La méthode Eric Arnoux

1- Si vous demandez un prêt de 5000 euros à votre banque, elle vous demandera une montagne de paperasse, vous fera lanterner pendant des mois et finira par vous envoyer une lettre « Nous sommes désolés, blablabla… »

Avec la méthode Arnoux c’est plus rapide : créer une petite SARL qui ne vous coutera que quelques sous, allez voir votre banquier avec dans votre attaché case un projet mirifique comme le projet Inalp dans le Valais, création d’un hôtel 4 étoiles et des dizaines de villas près des pentes de la station de ski.


Vous pouvez même vous payer le luxe d’aller déposer la première pierre. Votre banquier vous déroulera le tapis rouge, « Cher Monsieur de combien avez-vous besoin ? Deux millions de francs suisses ? » Bingo. Ensuite, faites filer votre argent en douceur vers d’autres coquilles vides, déclarez-vous en faillite et le tour est joué.


2- Ensuite, l’affaire se corse, vous devez prouver à vos créanciers que vous êtes ruiné pour qu’ils ne puissent pas saisir vos biens. Mais une fois encore la méthode Arnoux est simple, vous ne possédez plus rien à votre nom, ni résidence principale, ni voiture.

Créez des SCI ou des sociétés écrans dans lesquels vous n’apparaissez pas et continuez de vivre dans un endroit luxueux et de rouler en Ferrari. C’est amoral, certes, mais agréable…

Vous sentez que vos créanciers deviennent rouges de colère, que la justice commence à s’intéresser à vous. Ça sent le roussi. Déménagez, il vous reste quelques dizaines de millions de francs pour vous installer où bon vous semble, à Londres par exemple.


Le temps que la justice obtienne votre extradition, vous aurez eu le temps de filer sous les cocotiers de Bali. Elle n’est pas belle la vie ?

Commentaires

Merci pour votre article.

J’ai eu le malheur de rencontrer Eric Arnoux sur un chantier à Megève (Chalet Savana pour être précis). Il a disparu en ne payant pas ses factures, un coup dur pour ma société… Personnage à éviter…

Écrit par : savoyard42 | 02/02/2017

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